Mise à jour le 23 févr. 2020
Publié le 23 février 2020 Mis à jour le 23 février 2020

Médecine et religion dans l'Occident médiéval

Ce séminaire qui ne requiert aucune connaissance préalable est largement ouvert aux étudiant.es de M1, de M2 et aux doctorant.es. Il entend à la fois fournir des éléments pour une histoire de la médecine et des soins du corps selon les lieux et les siècles, et dresser un panorama des rapports que les sociétés médiévales occidentales ont entretenue avec leur santé. Il souhaite aussi initier les étudiant.es à la médecine médiévale et à la littérature qu’elle a produite, dans une histoire culturelle au sens large.
 
Thématique 2019-2020 – Médecine et religion dans l'Occident médiéval

Au haut Moyen Âge, la médecine était pour l’essentiel cultivée au sein des monastères. Or, à partir du XIIe siècle, la naissance de nouveaux établissements d’enseignement marqua aussi celle d’un nouveau type de praticien, le médecin diplômé, formé à l’université, et s’opposant dorénavant tant, par son état de clerc, au moine médecin prévalant jusqu’au XIIe siècle, que, par sa maîtrise du latin, à l’empirique ou à l’opérateur manuel sans formation intellectuelle poussée. Parallèlement à la naissance des facultés, la médecine cultivée jusqu’alors dans les cloîtres connaît au XIIe siècle un recentrage sous l’effet de mesures conciliaires visant à limiter à la fois les absences des moines et l’appât du gain qui les poussait parfois loin de leur monastère. Les ordres nouveaux apparus au début du XIIIe siècle firent l’objet de semblables injonctions, et les religieux furent désormais découragés d’exercer la médecine à l’extérieur, voire à l’intérieur de leur couvent. Or dans les milieux monastiques et religieux, on constate en de nombreux endroits un maintien de l’intérêt pour la science médicale, qui emprunte parfois de nouvelles voies comme l’astrologie médicale, pourtant en partie suspecte aux yeux de l’Église, et qui se reflète tant dans des œuvres que dans des sermons ou des catalogues de bibliothèques provenant surtout de milieux masculins. On abordera donc aussi la question du maintien de la culture et de la pratique médicales chez les religieuses entre XIIe et XVe s.

Validation

Chaque étudiant.e devra faire une présentation orale de ses recherches, même si elles sont sans rapport avec l’histoire de la médecine, et produire avant la fin du mois de mai une note critique sur un titre au choix dans les bibliographies qui seront proposées au cours des séances.

Horaire 2019 / 2020
Le séminaire se compose de deux visites (infra) et de séances à la MSH :
  • le jeudi 13/02 (16h30 à 19h. Salle Frossard);
  • 27/02 (16h30 à 19h. Salle Ennat Léger) ;
  • 12/03 (attention ! 17h30-20h, pour cause de tuilage avec le séminaire de Mme Rouchon. Salle Rude) ;
  • 26/03 (attention ! 17h30-20h, pour cause de tuilage avec le séminaire de Mme Rouchon. Salle Rude) ;
  • 09/04 (16h30-19h. Salle Frossard );
  • 23/04 (16-19h, salle Ennat Léger).

Sorties
  • Visite de l’exposition Le médecin face à la douleur, 16e-18e siècle (BU Santé, faculté de médecine Lyon-Est; domaine Rockefeller, métro Grange-Blanche). RV au choix soit au CIHAM à 14h, soit directement à la BU santé à 14h30 (accès par T2).
  • Visite du musée de l’histoire de la médecine et de la pharmacie : soit le 9 soit le 23 avril, au même horaire.
À propos de l'image : Salzburg, Universitätsbibliothek, M III 67 (XVe s.). Bernhard von Rohr, archevêque de Salzbourg de 1466 à 1481, est représenté en médecin, un livre dans la main droite et un gros urinal dans la main gauche. Devant lui, sur un pupitre un livre ouvert donne à lire le nom du commanditaire et la date de l’illustration, « Berenhardus de Ror do man zalt 1476 jar ».